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Histoire Haspres
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la bataille du sabis

 
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SEBASTIENDELCROIX
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MessagePosté le: Mer 7 Juil - 18:57 (2010)    Sujet du message: la bataille du sabis Répondre en citant

Pour M Bigotte,

J'ai lu avec attention la contribution de M Bigotte au problème qui nous intéresse à savoir la localisation de la bataille du Sabis. Cette thèse est logique si on suit l'idée de la marche de César pendant 3 jours en pays ambien, à partir des environ d'Amiens. La Selle correspond en effet au terminus de ces 3 jours de marche. Cette thèse correspond d'ailleurs aux théories dominantes sur le sujet. Pour ma part j'y adhère volontiers.

Par contre, la suite de la démonstration me laisse plus dubitatif. Pourquoi localiser le camp de César au niveau de l'enclos élargi du château d'Avesnes le Sec ?
Pourquoi localiser le camp nervien au niveau du hameau Le Fleury ?

Bref, si on admet la Selle, pourquoi privilégier certains endroits sur Avesnes le Sec et pas dans d'autres communes qui bordent la Selle ?


Les trouvailles gallo romaines sur le territoire d'Avesnes le Sec, citées par M Bigotte, bien que nombreuses, ne constituent pas des preuves décisives. Bien d'autres communes peuvent se prévaloir de découvertes tout aussi intéressantes.

Comme le reconnaît M Bigotte, la seule façon de trancher le problème serait une confirmation archéologique, appuyée par photos aériennes.

Question: une bataille aussi importante en nombre de combattants, a nécessairement du laisser des traces sur le site concerné, même si je conçois qu'au fil des siècles les terres ont été retournés et les paysages modifiés, le champ de bataille décrit par M Bigotte contient-il ces vestiges ?


Sébastien Delcroix
Juillet 2010


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MessagePosté le: Mer 7 Juil - 18:57 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Olivier


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Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Ven 16 Juil - 06:00 (2010)    Sujet du message: Pour justifier l’hypothèse d’Avesnes-le-Sec Répondre en citant

 Pour justifier l’hypothèse d’Avesnes-le-Sec (réponse à M. Delcroix)

Réponse apportée par Monsieur André Bigotte :

– Les légions romaines, dans un souci de facilité et de rapidité, ont emprunté vraisemblablement des voies gauloises déjà tracées, même si la largeur de ces routes ou des besoins de sécurité (dans les déplacements, l’infanterie légère protègeait l’armée sur ses flancs), les ont contraints parfois à déborder de part et d’autre de ces chemins. La plupart des défenseurs de la Selle ont situé l’emplacement de la bataille sur le côté droit de la route d’accès des légions (Amiens-Cambrai-Bavay, actuelle D.114), soit dans la proximité de Solesmes, de Briastre, de Saulzoir, ou de Bermerain. Nous avons préféré le côté gauche de cette voie pour plusieurs raisons qui reposent sur la lecture attentive du texte de César, sans relation préalable avec un site précis :

1. Au cours des opérations, César se déplace de l’aile gauche de son armée, vers celle du centre, puis celle de droite : il trouve alors les 7e et 12e légions dans le plus mauvais état, et leur donne des consignes (Guerre des Gaules, II-25, -26). Il est toujours à droite du champ de bataille quand il aperçoit les deux légions qui accompagnent le convoi de bagages et apparaissent au sommet de la colline (II-26). Pour que le général romain voie les deux légions pointer leur nez, il faut donc qu’il se trouve, sinon dans l’axe de la route d’arrivée de ces légions, du moins dans la proximité de la dite voie d’accès. C’est donc que la route en question longe le côté droit du camp romain (cf. Schéma de la bataille sur le site d’Haspres > Forum de discussion > Avesnes-le-Sec et la bataille de la Sabis)

2. Entre le camp romain et la rivière, le champ de bataille doit permettre l’affrontement de huit légions romaines (soit à peu près 50.000 soldats) et de quatre armées gauloises (soit environ 80.000 soldats), c’est-à-dire en tout cas plus de 100.000 hommes. Par ailleurs, un espace est nécessaire entre chaque légionnaire pour le maniement de l’épée et du bouclier, dans une aire de manœuvre de 4 m2 environ. En de telles conditions, trois kilomètres de profondeur entre le camp de César et la Sabis ne sont pas de trop : cette distance explique, par exemple, que les Atrébates, au début du combat, soient harassés par la course et hors d’haleine (II-23). Quant à la ligne de front où se déploient face à face Gaulois et Romains, elle doit avoir une longueur de trois ou quatre km environ.

3.  Le texte de César fait état d’une colline toute en pente douce descendant vers la rivière (II-18 ). Cette ligne de crête joue un rôle important dans le déroulement de la bataille : d’une part, n’est-ce pas cette colline qui obstrue la vue des Gaulois et les empêche de se rendre compte que les six légions sont toutes déjà arrivées sur le terrain et préparent le retranchement, et non seulement la première légion suivie de ses bagages (II-19) ? D’autre part, une fois arrivés au sommet de la colline et se retournant, les valets voient le camp envahi par les ennemis et s’enfuient (II-24 ; cette indication : en se retournant, nous a incité, entre autres motifs, à placer le camp de César derrière la ligne de crête). Enfin, dans la narration de César, les attaques gauloises mettent systématiquement en jeu le gravissement de cette colline, lié à l’approche puis à l’invasion du camp romain (II-19, -23, -25, -26).


– A partir de ces analyses essentiellement textuelles, nous avons pu élire un site qui réponde aux paramètres exigés, sachant que César ne retient dans la description de la bataille que les seuls éléments qu’il considère comme pertinents et décisifs, parce qu’ils jouent un rôle historique et/ou stratégique :

1. Entre la D.114 (et sur la gauche de cette route), la Selle et l’Escaut, la région d’Avesnes-le-Sec / Haspres / Lieu-Saint-Amand / Noyelles-sur-Selle s’est imposée comme probable positionnement des légions romaines et donc possible site de la bataille. Devant la Selle, au milieu de cette contrée, une ligne de crête à la cote de 73 m. pourrait constituer le sommet de la colline dont parle César.

2. A Avesnes-le-Sec, le quadrilatère sur lequel s’élève encore aujourd’hui un château, a supporté auparavant une motte féodale : la face nord-est de cette enceinte affecte la forme d’un arc de cercle précédé d’un fossé. Il est permis de supposer qu’il s’agit du front d’un camp romain faisant face à l’ennemi (les camps romains avaient souvent une configuration irrégulière, ou trapézoïdale plutôt que rectangulaire, avec une face antérieure cintrée). L’accueil de huit légions nécessite un enclos d’une superficie supérieure à celle du domaine actuel du château d’Avesnes-le-Sec. Mais à défaut d’investigations (archéologie militaire), il convient de considérer ce genre d’identification avec toutes les précautions d’usage.

3.  De l’autre côté de la Selle, le segment entre Noyelles et Haspres pourrait avoir délimité la forêt dans laquelle étaient disposées les forces gauloises : dans l’axe du camp d’Avesnes-le-Sec, le site de l’actuel hameau de Fleury correspondrait au castrum gaulois dont Labiénus s’est emparé aisément au début des hostilités. Il semble cependant qu’il faille élargir la zone pressentie et situer la fortification nervienne un peu plus en retrait derrière la Selle.


– Dans notre recherche, nous n’avons eu pour référence que le seul texte de César, récit pris entre deux dimensions : militaire (de l’ordre de la stratégie) et sémiotique (du domaine de la littérature). Nous nous sommes efforcés, en revanche, de faire abstraction de sciences extérieures, à savoir :

1. la géographie : il est vain d’essayer de faire coïncider les données géographiques précises de la réalité actuelle avec les indications parfois sommaires du texte latin. Il sied, au contraire, de tenir compte : d’une part, des modifications qu’a pu subir le paysage depuis deux millénaires ; d’autre part, de l’aspect littéraire et rhétorique de la narration de César ;
2. l’archéologie : même les grands champs de bataille n’ont révélé que des débris isolés et insignifiants ; les armes ont sans doute été récupérées après le conflit par les légionnaires victorieux, et les morts des deux camps incinérés sur place (cf. Jacques Harmand, Une campagne césarienne, Alésia, Paris 1967, p. 320). Les vestiges de la villa d’Avesnes-le-Sec découverts au XIXe siècle, ne concernent pas directement la bataille de la Sabis ; il s’agit d’un corollaire.
3. la toponymie : nous avons montré les limites de cette science pour l’étude qui nous concerne ici, cf. Haspres > Forum > Bataille de la Sabis > Les lieux-dits ;
4. la paléographie : il faut tenir pour exacte la leçon donnée par le texte de la Guerre des Gaules (et des manuscrits qui nous l’ont transmis), et pour inacceptable l’hypothèse de quelconques erreurs commises par César.


– Maintenant, il est entendu que la théorie que nous avançons (sites d’Avesnes-le-Sec et de Fleury) n’est qu’une hypothèse élaborée sur un faisceau d’arguments spécifiques. Dès lors, cette théorie prend un double risque :
1°) un autre système d’interprétation est peut-être formulable à partir des mêmes arguments reconnus, qui produirait une solution alternative à la question du lieu de la bataille ;
2°) la moindre défectuosité ou la plus petite faille dans la théorie que nous proposons est assurément apte à réduire l’efficace ou d’anéantir la validité de notre hypothèse.

Nous tenons à remercier M. Delcroix pour l’acuité et l’affabilité de ses objections.

André Bigotte (13 juillet 2010)


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