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Histoire Haspres
Histoire de la ville d Haspres, son patrimoine, sa mairie aux allures de petit Kremlin, sa prévôté, son clocher et son église, l'ancienne prison ou corps de garde de l'armée russe en 1815, son moulin, ses sociétés locales actuelles et passées.

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capitale primitive des nerviens

 
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SEBASTIENDELCROIX
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MessagePosté le: Jeu 3 Juin - 07:57 (2010)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

Bonjour,

Je m’intéresse à la fameuse bataille du Sabis et aussi à une question connexe : quelle était la capitale primitive des nerviens ?

Un historien belge, Michel Tondeur (Thuin, capitale primitive des nerviens) affirme que ce n’était pas Bavay, car il est prouvé que Bavay ne s’est développé comme capitale qu’avec les romains, et que la capitale primitive (c'est-à-dire le chef lieu originel des nerviens était Thuin, en Belgique. Il affirme aussi que le véritable lieu de la bataille du Sabis est la Sambre près de Thuin. César ayant voulu attaqué le chef lieu du peuple nerviens.


Avez-vous des infos sur ce sujet ? Est-on sûr des frontières de la Nervie ?

Cordialement


M Delcroix Sébastien


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MessagePosté le: Jeu 3 Juin - 07:57 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Olivier


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Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Mer 9 Juin - 09:28 (2010)    Sujet du message: Thuin, capitale supposée de la Nervie Répondre en citant

Réponse apportée par Monsieur André Bigotte :
 
1)    Capitale de la Nervie ?

Que Thuin ait été la capitale de la Nervie, ou une cité plus ou moins importante, pourquoi pas : Michel Conreur avance des arguments qui peuvent paraître probants (cf. Thuin, première capitale des Nerviens, 1991 ; Le site fortifié de Thuin, 1992 ; César a-t-il vaincu les Nerviens à Thuin ?, 1992). Bien que la découverte en 1980, à proximité de Thuin, d’un imposant trésor monétaire constitué de 73 statères nerviens, ne prouve rien et  pose plus de questions qu’elle n’en résout.
Depuis longtemps, plusieurs cités nerviennes se disputent, à tour de rôle, l’honneur d’avoir été la capitale du pays. En 1840, Alexandre Chotin fixait son choix sur Tournai (Histoire de Tournai et du Tournaisis) ; cette assertion est encore reprise de nos jours par certains auteurs, entre autres par ceux du Dictionnaire d’Histoire de France (éd. Perrin, 1981, p. 1027). En 1842, Defuisseaux (Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, t. 11, p. XV) et Schayes (Archives tournaisiennes, t. I, pp. 122-127, 201-211), repoussant l’hypothèse de Chotin, élirent Bavai. D’autres historiens ont préféré Cambrai. Beatus Rhenanus, au XVIe siècle, a même opté pour Noyon. Plus récemment, prenant le parti de la Sambre, Jean-Marie Allain se prononçait pour le site fortifié de Flaumont-Waudrechies, près d’Avesnes-sur-Helpe (Le territoire du Val de Sambre, 2005).
Mais Bavay (Bagacum), Cambrai (Camaracum), Famars (Fanum Martis), ou Tournai (Tornacum) sont sans doute, à l’époque gauloise, - si elles existent -, de petites bourgades ; elles ne se développeront que pendant le règne d’Auguste (30 av. J.C.–14 apr. J.C.) ou de Tibère (14 apr. J.C. –37). De surcroît, la situation très périphérique de certains de ces sites ne parle pas forcément en faveur du statut de capitale.
 
Le texte de César, qui est la seule référence que nous possédons sur la Gaule en général et les Nerviens en particulier, ne cite aucune localité en Nervie, que ce soit une capitale ou une ville moins importante, que ce soit un site fortifié ou non, que ce soit un lieu de stationnement ou un lieu de passage des légions. En revanche, pour les Rèmes, il mentionne l’existence de places fortes, et rapporte que les Bellovaques se sont rassemblés dans l’oppidum de Bratuspantium (Guerre des Gaules, II, 13). Tout aussi bien consigne-t-il les douze villes que possédaient les Suessions (II, 4) et leur capitale Noviodunum (II, 12). De même, après la bataille de la Sabis, les légions attaquent les Atuatuques qui abandonnent toutes leurs villes et leurs villages fortifiés et se réfugient dans un oppidum (II, 29).
Mais pour la Nervie n’est évoqué que le castrum dont s’empare Labiénus au commencement du combat (II, 26), et qui doit se trouver derrière la Sabis, c’est-à-dire tout à l’ouest du territoire nervien, non loin de la frontière. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une capitale, mais seulement d’une cité fortifiée (dont les habitants ont été évacués, et qui sera pillée par les valets de l’armée romaine à l’issue du combat).
Une fois la bataille gagnée, les Romains traversent la Nervie soumise, à la poursuite des Atuatuques qui se renferment dans une de leurs places fortes : César suit sans doute la route Cambrai-Bavay-Cologne, sans avoir à faire le siège d’aucun autre oppidum ou castellum nervien. Il ne lui est donc pas nécessaire de rapporter les localités rencontrées, insignifiantes pour l’histoire de la conquête.
Thuin, capitale de la Nervie ? Aucun témoignage textuel ou archéologique ne permet de l’affirmer catégoriquement. Mais rien non plus n’autorise à le contester avec assurance.
 
 
2)    Limites de la Nervie ?

Notre première source d’information sur la Gaule est le texte de César, renforcé par les renseignements consignés par Strabon (Géographie), Pline l’Ancien (Histoire naturelle) et Ptolémée (Tables). Mais les indications fournies par César sur les limites et les frontières géographiques des peuples gaulois à l’époque de l’indépendance (avant la conquête romaine) sont des plus vagues et ne signalent que très imparfaitement les divisions territoriales. Les éléments naturels que sont les cours d’eau, les montagnes et les forêts, marquent presque systématiquement les séparations entre les différentes contrées : Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine Les Germains habitent sur l’autre rive du RhinLa partie de la Gaule qu’occupent les Gaulois commence au Rhône, est bornée par la Garonne, l’Océan et la frontière de BelgiqueLa Belgique va jusqu’au cours inférieur du Rhin… L’Aquitaine s’étend de la Garonne aux Pyrénées (Guerre des Gaules, I, 1). Les Helvètes sont de toutes parts enfermés : d’un côté par le Rhin dont le cours sépare l’Helvétie de la Germanie, d’un autre par le Jura, chaîne qui se dresse entre les Helvètes et les Séquanes, et du troisième par le lac Léman et le Rhône (I, 2). La forêt des Ardennes s’étend depuis le Rhin jusqu’aux frontières des Rèmes (V, 3) et jusque chez les Nerviens (VI, 29).
La répartition des diocèses basée sur les limites des cités du Bas-Empire n’est pas non plus une indication pertinente : les divisions ecclésiastiques ne correspondent pas aux divisions civiles des provinces romaines.
 
Essayons de définir le cadre géographique : à l’ouest et au nord-ouest du vaste territoire nervien, le cours de l’Escaut trace une ligne de partage à peu près complète. Mais ce fleuve qui longe les territoires des Ménapes (Gand, Tournai) et des Atrébates, n’est pas une frontière entendue au sens de délimitation fixe et bien définie. Sans doute entièrement en Nervie, il constitue plutôt une zone frontalière, neutre, sorte de no man’s land. Il ne représente pas une limite dont le franchissement serait impossible ou interdit : en Nervie, ce sont les haies épineuses  installées aux frontières qui jouent le rôle d’obstacles (cf. Guerre des Gaules, II, 17).
La dense forêt des Ardennes couvre toute la Nervie et semble s’interrompre au niveau de sa frontière sud, dans le pays des Rèmes, et de sa frontière nord, au pays des Ménapes. Le seuil de la Thiérache et la vallée de l’Oise forment la séparation méridionale.
Le nord de la Nervie, probablement moins peuplé que le sud, doit atteindre Anvers, puis descendre vers Louvain et Namur où il a une frontière commune avec les Atuatuques. De Namur à Mézières, c’est le cours de la Meuse qui est limitrophe. La Sambre, en revanche, est entièrement nervienne.
Mais toutes ces limites sont mal connues, floues, et souvent sujettes à caution.
 
 
3)   La bataille de la Sabis à Thuin ?

Thuin est situé sur la Sambre, près de Charleroi, entre Mons et Namur. Y placer le lieu de la bataille où César eut fort à faire avec les Nerviens, relance la thèse de la Sambre, que maintes considérations n’autorisent pas à entériner. Voici quelques-unes de ces objections, développées sur le site Histoire d’Haspres > Forum de discussion > Bataille de la Sabis :
1°. Si  la Guerre des Gaules nomme la Samara actuelle Somme (Samarobriva, V, 24, 47 et 53), elle ne mentionne pas la Sambre, anciennement Sambrica, puis Sambra. En revanche, par deux fois, César cite la Sabis, que toutes les raisons linguistiques, topographiques et stratégiques conduisent à identifier avec l’actuelle Selle. Si la bataille avait eu lieu sur la Sambre, nul doute que César eût signalé le nom de ce fleuve. Par ailleurs, il n’est pas correct de penser que César ait confondu les deux toponymes, ou qu’un scribe inaverti ait commis une faute de copie.
2°. Les Romains ne choisissent pas le lieu de la rencontre, ce sont les Gaulois qui attendent les légions de César en un point précis, derrière la Sabis. Il n’y a donc aucune raison de croire que César ait eut l’intention d’attaquer les Gaulois dans leur capitale (il faudrait d’abord avoir la certitude que la Nervie, avant la conquête romaine, possédait bien un chef-lieu).
3°. Les Atuatuques n’arrivent sur le champ de bataille qu’après la défaite des autres peuples gaulois qu’ils auraient dû épauler et qui, eux, avaient eu le temps d’organiser leurs armées. Or, Thuin se situe à quelques encablures seulement de la frontière des Atuatuques, et on comprendrait mal alors que ce peuple ait accusé un retard aussi important pour avoir à franchir si peu d’espace. En revanche, les Atrébates et les Viromandues, qui viennent de l’extrémité ouest de la Nervie et doivent donc traverser tout ce territoire, auraient eu des excuses justifiées.
4°. Il n’est pas concevable que les Nerviens, dont César rapporte le caractère indépendant, farouche et belliqueux (Guerre des Gaules, II, 15), aient laissé les Romains pénétrer tranquillement leur territoire jusqu’aux confins extrêmes.
 
Il faut bien se résoudre à formuler une opinion aussi rigoureuse et complète que possible :  nous ne rejetons pas, en considération des incertitudes et difficultés qu’offre le texte de César quant aux territoires et pays gaulois, la candidature de Thuin au titre de capitale de la Nervie. Mais nous ne pouvons admettre, en vertu des précisions et éclaircissements donnés dans le récit de César quant aux événements et descriptions (Guerre des Gaules, II, 15-29), l’hypothèse de Thuin comme site de la bataille de la Sabis.
 
                                                                                              André Bigotte
                                                                                              (10 juin 2010)
 
Aux défenseurs de la Sambre d'apporter leur argumentation.
 
 
 
 


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SEBASTIENDELCROIX
Invité

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MessagePosté le: Mer 9 Juin - 11:16 (2010)    Sujet du message: BATAILLE DE LA SABIS Répondre en citant

Merci de votre réponse,

Pour l'instant, la localisation de la bataille du sabis n'est pas démontré scientifiquement, de même que la question de savoir si les nerviens avaient un chef lieu ou pas.

Que pensez vous de la thèse développé récemment par M François Choteau dans "La première bataille des Flandres", selon laquelle le site de la bataille du Sabis serait sur la Lys près de Thérouanne ?


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flyingfr


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Inscrit le: 18 Jan 2010
Messages: 16
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MessagePosté le: Mer 9 Juin - 22:35 (2010)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

Si le point de départ des legions romaines se situe dans les environs d'Amiens, les 150 KM (a vol d'oiseau) qui separent la la ville de Thuin : sont parfaitement incompatibles avec les trois jours de marches...

Quant a la Lys pres de Therouanne : nous sommes en plein territoire Morin!. donc impossible de situé la Sabis en cet endroit.

La seule chose que je vous accordes... c'est qu' aucunes thèses pour l'heure n'est demontrés scientifiquement!!!!!!!

Cordialement.


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la malice
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MessagePosté le: Sam 8 Fév - 21:12 (2014)    Sujet du message: les nerviens Répondre en citant

bonsoir,
je suis heureux de constater que ce sujet n'intéresse pas que moi!
je m'y attelle depuis quelques années(de façon + ou - assidue) en glanant ça et là,quelques informations.
pour + d'infos,je vous conseillerai de voire le cite l'arbre celtique:
les sujets:
chroniques du hainaut
bavay (capitale supposée)
sur ce cite,je suis inscrit sous le pseudo "denysos",(ceci pour que vous compreniez mon point de vue);il y a une mine d'informations et de liens
je ne fréquente plus trop ce site,pour cause de divergence d'opinions (ma théorie agace beaucoup);mais mon intérét pour ce sujet est de plus en plus vif et espére pouvoir échanger avec vous mes constatations et remarques a ce sujet.
à bientôt,j'espére...
denis


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Invité
Invité

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MessagePosté le: Dim 16 Fév - 21:39 (2014)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

flyingfr a écrit:
Si le point de départ des legions romaines se situe dans les environs d'Amiens, les 150 KM (a vol d'oiseau) qui separent la la ville de Thuin : sont parfaitement incompatibles avec les trois jours de marches...

Quant a la Lys pres de Therouanne : nous sommes en plein territoire Morin!. donc impossible de situé la Sabis en cet endroit.

La seule chose que je vous accordes... c'est qu' aucunes thèses pour l'heure n'est demontrés scientifiquement!!!!!!!

Cordialement.


Et encore entièrement d'accord !
D'autre part l'itinéraire le plus direct Amiens - Cambrai par Albert et Bapaume, vraisemblablement ancienne "voie" gauloise avant d'être réaménagée en voie romaine totalise déjà 81 km.
dont 40 km jusqu'à Pozière (frontière probable Ambianie-Atrébatie)
Si c'est faisable en 3 jours par des légions romaines, à raison de 27 km par jour
- c'est déjà une moyenne un peu énorme pour 8 légions accompagnées de leur impedimenta, en convoi.
- cela implique que les 8 légions romaine auraient marché pendant 1 1/2 journée en territoire atrébate en dévastant tout sur leur passage

1) Je doute fort que les Atrébates seraient resté les bras croisés chez les Nerviens pendant ce temps

2) Si tel a été le cas, César entre donc profondément en territoire atrébate.
César nous dit bien qu'il a adopté l'ordre de marche normal (avec les convois) les 3 premiers jours dans le territoire des Ambiens pour, se sachant à 10000 pas du camp gaulois, ne marcher qu'avec 6 légions (sans convois) à l'approche de leur camp le jour suivant (4ème jour).
Une légion romaine avec son impedimenta (convoi de mules transportant le matériel, tentes, ravitaillement, machines de guerre démontées ...) s'étire sur 1500 m. 8 légions = 12 km !
6 km si elles arrivent à marcher de front, ce dont je doute sur les voies gauloises !
Il faut alors environ 2 heures aux dernières légions pour se porter au secours des premières qui auraient été attaquées (si 12 km) et 1 heure (si 6 km)
Boduognatos qui a failli battre César sur le "Sabis" n'aurait certainement pas laissé passer une telle chance, et aurait lancé ses 60000 guerriers sur la ou les légions de tête avec tout le loisir de les écraser (à 10 contre 1).

Nous avons une indication historique quant aux risques auxquels s'exposait une légion en ordre de marche "normal" en zone dangereuse. Dans cette configuration de marche, on sait ce qui est advenu en 9 ap. J. C. des 3 légions de Varus étirées sur environ 3,5 Km (1200 m par légion, sans impedimenta).

3) arrivé à Cambrai après 3 jours de marche et 81 km parcourus en convoi, soit à la moyenne énorme dans ces conditions de 27 km par jour, César est encore à 16 km de Haspres ou de la Selle. Nous sommes loin des 7,4 km (10000 pas) du "De Bello Gallico" !

4) le "mulet de Marius" de César marchait environ 25 km par jour en moyenne et devait encore installer le camps d'étapes après cette journée de marche. La vitesse des légions est souvent estimée 1/3 plus lente lorsqu'elle est accompagnée des convois de mules (c'est le plus lent qui impose sa vitesse).

Une légion romaine en marche 'est pas un point sur une carte !

Haspres et la Selle ne répondent pas à ces contraintes

Morin


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flyingfr


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Inscrit le: 18 Jan 2010
Messages: 16
Localisation: lille

MessagePosté le: Ven 21 Fév - 16:45 (2014)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

Tres intéréssante votre demonstration sur la progression des légions romaines.


Tout comme vous je pense qu'il faut chercher le theatre de cette bataille sur les limites atrebates / nerviennes


Rappel : Commios l'atrebate aprés s'etre illustré sur les rives de la Sabis... sera declaré roi des atrebates en -55 par cesar....




En outre : beaucoup d' historiens situent une frontiére commune a nos 3 coalisés ( viromanduens,nerviens, atrebates ) a quelques Kilométres
au nord-est de Bapaume ..... comme par hasard ! , que trouvons nous a quelques encablures...... : le tracé de l'antique SATIS....... 


Dolmen ,Menhirs,cromlech.... confortes l'importance des lieux :  Une frontiére...... Un décor... et un parcours des légions complétement compatible au depart des environs d'amiens...


Cordialement.   Frederic.D


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Morin


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Messages: 9
Localisation: Oise

MessagePosté le: Ven 21 Fév - 20:11 (2014)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

Bonjour,
effectivement, l'Hirondelle au Nord est de Bapaume est un hydronyme de frontière.
Ma réaction immédiate à la lecture d'une proposition de bataille sur la Selle, quand je suis venu la première fois sur ce forum, a été que "ça ne collait pas" ! Trop loin d'Amiens pour 3 jours pleins de marche + 10 000 pas !

Ma conviction est que la bataille s'est déroulé à proximité immédiate (les 10 000 pas ou 1/2 journée de marche tout au plus, en fonction de la position du camp au troisième jour) de la frontière.

Mon questionnement est donc : Où pouvait se situer le camp romain au soir du troisième jour de marche, au départ d'Amiens ?
Qui entraîne immédiatement une autre question : Combien pouvait parcourir une armée romaine (légions + impedimenta en convoi de mules) en une journée de marche.
J'en arrive au même compte que beaucoup d'auteurs : 27 km par jour, dans ces conditions, est un très grand maximum.

César dit que le territoire des Nerviens touchait à celui des Ambiens.
Il n'y a qu'une seule zone possible pour remplir cette condition : la limite Nord Est de la Somme (département) au dessus de Péronne.

Le récit de César :
Il est cohérent, de ce point de vue avec cette distance entre les camps romains et gaulois et le dispositif final de marche des légions, dans l'approche du 4ème et dernier jour.
Partant du dernier camp d'étape vers le site de la bataille :
- les 6 légions de tête mettront environ 1 h 40 pour couvrir cette distance de 10 000 pas à la vitesse de marche de 5,4 km/h
- les 2 légions d'arrière garde de l'impedimenta de l'armée auront elles parcouru 5 km durant ces 1 h 40 ( à une vitesse de marche de 3,6 km/h soit 1/3 plus lente), elles se trouvent alors à 2,5 km du champ de bataille (commencée) et pourront y arriver en 40 à 45 minutes maximum.
Cela me semble cohérent avec le récit du début de la bataille : charge des gaulois de Boduognatos, et contre attaque sur l'aile contre les Atrébates et les Viromanduens ... César parle de charge "éclair" des gaulois !

Cette bataille a par ailleurs du être très courte et a sans doute commencé en fin de matinée (vers 11H00) , le temps aux légions de parcourir les 10 000 pas et ce qui explique que la délégation des Nerviens viendra rapidement, de son "refuge" dans les marais, se soumettre après la bataille perdue. Il n'y a pas, de ce point de vue, de discontinuité dans le récit de César.

Dernier argument, la bataille a eu lieu sur une frontière où se trouvent les haies nerviennes "de défense".
La Selle dans/et la région de Haspres se trouvant presque en plein cœur du territoire des Nerviens, venant de Cambrai, ne me semblent pas remplir cette condition pourtant essentielle !

Reste, de mon point de vue, à trouver si le site est au nord en remontant la frontière Atrébato-Nervienne ou à l'est en longeant la frontière Ambiano-Nervienne à la limite du territoire Viromanduen ?

Je ne me fie en rien aux limites des évêchés, les territoires ayant été remaniés par les romains après la conquête, et les évêchés eux même mis en place définitivement après les invasions. Seuls les évêchés primitifs pourraient nous donner des indications relativement fiables quant aux frontières des peuples gaulois mais ces évêchés nous sont totalement inconnus dans leurs limites.

Je rejoins une thèse de "l'aveux de César" dans son récit. Il "encense" les nerviens, brave, courageux se battant jusqu'à la mort de tous les combattants ... pour couvrir une faute.
Il n'aurait pas respecté les procédures "réglementaires" d'une armée romaine en campagne.
- Est ce de ne pas avoir mis des légions en alerte et de garde pendant la construction du camp ?
Mais c'est la tactique employée par Boduognatos qui impose ce combat immédiat !
- Est ce de s'être enfoncé imprudemment trop loin en zone hostile ?
Là c'est César qui a pris ce risque !

J'avais écris le 16 février dernier :
Citation:
Boduognatos qui a failli battre César sur le "Sabis" n'aurait certainement pas laissé passer une telle chance, et aurait lancé ses 60000 guerriers sur la ou les légions de tête avec tout le loisir de les écraser (à 10 contre 1).

C'était son plan initial le jour de la bataille, renseigné par ses espions sur le mode de progression des légions de César.
Je pense qu'il n'aurait pas manqué de mettre en œuvre ce/son plan de bataille si l'occasion s'en était présenté, et donc pendant la marche de César si celui-ci s'était avancé dans cette configuration en territoire Nervien.
J'en déduis que si cette occasion ne s'est pas présenté bien que César a fait marcher pendant les trois premiers jours ses légions dans cette configuration légion - impedimenta - légion - impedimenta ... c'est qu'il ne s'est jamais trouvé en territoire hostile (non soumis) et donc qu'il a bien marché durant trois jours en territoire Ambien qu'il venait de soumettre ... ce qui le conduit vers la région de Péronne ...

Le Satis dans la région Epinoy Aubencheul-au-Bac pourrait convenir avec un trajet des légions le long de la zone frontière et où il semble exister des pentes douces vers la Sensée et la proximité des marais ...

Bien cordialement
Eric B.


Dernière édition par Morin le Dim 9 Mar - 17:12 (2014); édité 1 fois
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Morin


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Inscrit le: 17 Fév 2014
Messages: 9
Localisation: Oise

MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 22:44 (2014)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens Répondre en citant

flyingfr a écrit:
a quelques Kilométres
au nord-est de Bapaume ..... comme par hasard ! , que trouvons nous a quelques encablures...... : le tracé de l'antique SATIS

Morin a écrit:
Le Satis dans la région Epinoy Aubencheul-au-Bac pourrait convenir avec un trajet des légions le long de la zone frontière

pourquoi pas effectivement le Satis antique :
dans "Mémoire sur la question quels ont été, depuis le commencement du Septieme siecle jusqu'au neuvieme siecle exclusivement, Les limites des différentes contrées, Cantons, Pays, Comtés et Etats renfermés dans l'étendue qui compose aujourd'hui les Dix-sept-Provinces des pays Bas & la Principauté de Liege"
par Jean des Roches 1771

parlant du Pagus Atrebatensis il cite comme en faisant partie : Victoracum (Vitri sur la Scarpe)
sur la Scarpe en 1771 mais à 2 km seulement du [b]Satis
et alors que entre Biache-St-Vaast et Douai La Scarpe ne coulait pas à l'époque de la conquête !

Victor acum = victoria (la victoire) + suffixe acum de localisation
et donc un possible lieu de victoire ou de "célébration" d'une victoire ...

M. Gysseling en fait le domaine de Victorius, suivant en cela la thèse de d'Arbois de Jubainville !

Stéphane Gendron dans son origine des noms de lieux en France éd. Errance indique le suffixe -acus comme le plus ancien devant -anum qui est attesté à partir du 1er siècle av J.C. ...

Nous serions donc là en présence d'un toponyme typiquement gallo-romain !

Un toponyme indicateur/évocateur "d'une victoire", sur le site du Satis et à la période (vraisemblablement) du 1er siècle av J.C. : des indices qui sont intéressants ... une victoire (romaine) au 1er siècle avant J.C. sur le Satis => je n'en vois qu'une !

Eric B.


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François Choteau
Invité

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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:28 (2016)    Sujet du message: la bataille du Sabis Répondre en citant

Bonjour à tous, 

Je suis votre voisin et aussi l'auteur de l'ouvrage "La première bataille des Flandres"

J'ai cherché pendant des années un site de la bataille du Sabis sur la Sensée, puis sur l'Escaut.

Je ne crois pas du tout à un trajet des légions sur l'axe Amiens Cambrai car:

La forêt Arrouaise ou la Forêt charbonnière barrait cet axe.
Il n'y a pas assez de points d'eau sur cet axe.


César se déplace de façon très prudente, d'une vallée fluviale à une autre: il passe de la Marne à l'Aisne puis au pays des Bellovaques puis au pays des Ambiens. La logique voudrait qu'il passe dans la vallée de l'Authie puis celle de la Canche.

Un autre argument est que de nombreuses batailles se sont déroulées sur cet axe de la Somme vers la Lys : La bataille de Crécy, la bataille d'Azincourt, les batailles de Thérouanne. 


La bataille de Thérouanne de 1479 ressemble à celle de la Sabis. La bataille au sommet de la grande colline d'Enguinegatte fut totalement indépendante de celle sur les rives de la Lys. 

Voilà ma contribution.
J'ai néanmoins le plus grand respect pour vos hypothèses. C'est en lisant d'autres auteurs que je suis parvenu à mon hypothèse.  
Mon ouvrage est encore disponible 
choteau.francois@wanadoo.fr

Bonne journée 

François Choteau 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:02 (2017)    Sujet du message: capitale primitive des nerviens

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