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Histoire Haspres
Histoire de la ville d Haspres, son patrimoine, sa mairie aux allures de petit Kremlin, sa prévôté, son clocher et son église, l'ancienne prison ou corps de garde de l'armée russe en 1815, son moulin, ses sociétés locales actuelles et passées.

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Mais ou se trouve la sabis... l'escaut?

 
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flyingfr


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Messages: 16
Localisation: lille

MessagePosté le: Lun 18 Jan - 13:00 (2010)    Sujet du message: Mais ou se trouve la sabis... l'escaut? Répondre en citant

Difficile de situer véritablement ce lieu de bataille, pourtant la these de LEGLAY semble pertinente.

André Catulle assure qu'il existait de son temps,dans la bibliotheque des jésuites a Tréves, un tres ancien
manuscrit des commentaires qui au livre deux,chapitres 16, portait le mot SCALDIM au lieu de SABIM.
Et au livre 6, chapitre 33, SABIM au lieu de SCALDIM.

César a bien pu, au second livre, donner le nom de la sambre à l'escaut, puisque au sixiéme il prend
évidemment l'escaut pour la sambre en le faisant porter ses eaux dans la meuse " ad flumen quod influit
in mosam".
Raymond de Marlian, prévot de saint géry a cambrai et critique fort érudit,a signalé, des le 16e siécle
cette erreur de césar ou de ses copistes...


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MessagePosté le: Lun 18 Jan - 13:00 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Olivier


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Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Mer 27 Jan - 08:02 (2010)    Sujet du message: Mais ou se trouve la sabis... l'escaut? Répondre en citant

Réponse apportée par Monsieur André Bigotte :

Une  « erreur »  de  César  parle-t-elle  en  faveur  de  l’Escaut ?

Comme la thèse de la Sambre (pour traduire le vocable latin Sabis lors de la campagne contre les Belges) est difficile à admettre puisqu’elle suppose que les Nerviens aient laissé traverser presque tout leur territoire par les Romains avant de combattre ceux-ci, l’idée a germé chez certains historiens que César avait commis par deux fois une erreur de topographie et de typographie, en écrivant Sabis au lieu de Scaldis.

La faute aurait été commise une première fois à l’occasion du récit de la campagne contre les Nerviens de Boduognatos (Guerre des Gaules, II, 16 & 18 ) : cette présomption porte naturellement le lieu de la bataille sur les bords de l’Escaut. C’est l’opinion, par exemple, d’André Catulle, poète et historien belge du XVIIe siècle, qui assure qu’un manuscrit ancien de la Guerre des Gaules portait le mot rectifié Scaldim et non pas Sabim. Dès lors, faut-il croire que l’erreur ait été commise par César, ou par un copiste, ou par l’auteur du manuscrit mentionné par Catulle ? D’autres questions seraient à examiner : de quand date ce très ancien manuscrit ? quel crédit peut-on lui accorder ? a-t-il été confronté dans son ensemble à d’autres copies manuscrites qui nous ont transmis le Bellum Gallicum ? L’Escaut a eu la préférence de nombreux historiens, dont André Leglay, « Nouvelles conjectures sur l’emplacement du champ de bataille où César défit l’armée des Nerviens », in Mémoires de la Société d’Émulation de Cambrai, séance publique du 13 août 1831, sous la présidence de M. Leroy, avocat, Cambrai, 1833, pp. 81-98.

Pour cette occurrence concernant la bataille de la Sabis, nous avons développé dans ce forum assez d’arguments en faveur de la Selle, pour nous croire exempté de fournir d’autres explications.

Une seconde erreur, inverse celle-ci, aurait été commise par César, dans le récit de l’expédition contre les Éburons d’Ambiorix, écrivant Scaldis c’est-à-dire l’Escaut, au lieu de Sabis traduit ici encore par Sambre (Guerre des Gaules, VI, 33). Méprise réitérée de César ? ou rectification proposée postérieurement par des candidats à la thèse de l’Escaut ? et alors pourquoi ne pas relire toute la Guerre des Gaules en altérant d’autres noms ou en relevant d’hypothétiques fautes ? C’est d’ailleurs sur la base d’une telle supposée erreur que Leglay fonde, de façon très expéditive, son hypothèse de l’Escaut (op. cit.).

 Pour cette occurrence relative à la Sambre, nous voudrions apporter une interprétation qui ne repose pas sur une erreur ou une méprise de la part d’un César faussaire, ou d’un copiste inattentif, ou d’un glossateur incompétent. César écrit : ad flumen Scaldis, quod influit in Mosam, extremasque Arduennae partes ire constituit : vers l’Escaut, qui se jette dans  la Meuse, et de gagner l’extrémité des Ardennes (VI, 33). Evidemment, l’Escaut ne se jette pas dans la Meuse, mais divisé en deux branches, dans la Mer du Nord. C’est la Sambre qui se jette dans la Meuse à Namur.
    
Pourtant, Dieudonné, dans sa « Statistique du Département du Nord », 1805, t. I, p. 22, écrit que l’Escaut se divise en deux branches, dont l’une va se jeter dans la mer de Flessingue, et l’autre concourt à former le lac connu sous le nom de « Bierbos » (petite méditerranée), et va se réunir à la Meuse à Dort. Le « Dictionnaire des mots et des choses », par Larive et Fleury, Paris, 1888, t. I, p. 595, précise : Autrefois, il se divisait [vers Doël] en deux grands bras : l’Escaut oriental et l’Escaut occidental. Le premier est aujourd’hui fermé par le viaduc de Berg-op-Zoom, et ce qui en reste communique avec la Meuse par des canaux naturels et par le passage de Sloe avec l’Escaut occidental ; ce dernier se dirige vers l’O., forme par ses canaux l’archipel de la Zélande et se jette dans la mer du Nord au-dessous de Flessingue. Le « Dictionnaire de géographie ancienne et moderne » de Meissas et Michelot, Hachette, 1847, p. 852, ne dit pas autre chose :  [l’Escaut] entre en Hollande au-dessous du fort de Batz, et là, se partage en deux grandes branches, l’Escaut oriental passe devant Berg-op-Zoom, se réunit à la branche méridionale de la Meuse, pour former les îles de Tholen et de Schouven, et fint au-dessous de Zierikzée, par une embouchure de 10 km. L’Escaut occidental forme, par de nombreux canaux, les îles d’Axel et de Cadsant, et fint au S.-O. de Flessingue. Seule cette branche occidentale subsiste aujourd’hui, qui rejoint la Mer du Nord près de Flessingue (Pays-Bas).

Louis Dewez, dans un article publié dans les « Nouveaux mémoires de l’Académie royale des Sciences et Belles-lettres de Bruxelles », t. II, 1822, pp. 263-266, donne une documentée et convaincante démonstration : La Meuse, au temps de César, communiquait avec l'Escaut oriental par un lit différent de son lit actuel, ou, pour m'expliquer mieux, par un second bras. Cette jonction se faisait aux environs de l'endroit où est actuellement la ville de Berg-op-Zoom, devant l'île de Tholen, ou peut-être un peu plus haut au voisinage de celui où est le fort de Lillo.

Le Rhin, dit Tacite, se sépare en deux fleuves, à l'entrée de l'île des Bataves, au point où a été bâti le fort de Schenck ; l'un qui conserve son nom et sa rapidité, se précipite dans l'Océan ; l'autre, plus large et plus tranquille, prenait le nom de Vahal, qui, ayant pris celui de Meuse, se jette dans l'Océan, par une immense embouchure. Rhenus apudprincipiagri Batavi velut in duosamnes dividitur ; servatque nomen et violentiam cursus quà Germaniam prœvehitur, donec Oceano misceatur ; ad Gallicam ripam latior et placidior adfluens, verso cognomento Vahalem accolœ dicunt : mox id quoque vocabulum mutat Mosâ flumine, ejusque immenso ore eumdem in Oceanum effiinditur (Annales, livre 2, chap. 6). C'est là le principal bras de la Meuse. Mais Ptolomée en désigne un second, qui est la branche occidentale, et qui, réunie à l'Escaut , se repliait vers le couchant et se rendait dans l'Océan, près de l'endroit où est la ville de l'Ecluse. Ce géographe ne donne à l'Escaut d'autre sortie que dans ce bras de la Meuse.

Pline, qui, conduisant l'Escaut depuis sa source jusqu'à l'Océan, en fait la séparation entre la Belgique Gauloise et la Belgique Germanique, donne à l'Escaut l'embouchure que Ptolomée attribue à la Meuse.
Si, au premier aspect, ces deux géographes paraissent être en contradiction, il est facile, ce me semble, de les accorder, Ptolomée s'attachant à la Meuse, et Pline à l'Escaut, conduisent, le premier, la Meuse vers l'occident ; le second, l'Escaut vers le Nord ; l'un prétend que la Meuse se rend dans l'Escaut, et l'autre, que c'est au contraire l'Escaut qui se jette dans la Meuse ; mais le fait est toujours que les deux fleuves se rencontraient au même point.


César était donc fondé à dire que l'Escaut coule dans la Meuse.

L’article conforte sa cause par un dernier argument : la forêt des Ardennes, mentionnée dans la Guerre des Gaules (VI, 33 : extremasque Arduennae partes),  était précisément à l’endroit où le second lit de la Meuse faisait sa jonction avec l’Escaut, aux confins du Brabant.


Beaucoup d’autres références fournissent des témoignages similaires, qui prouvent que la géographie des lieux, à l’époque de César et jusqu’au XVIe ou XVIIe siècle, n’était pas celle d’aujourd’hui : il existait autrefois  une communication entre la Meuse et l’Escaut vers leur embouchure. Aussi, ne peut-on parler, en la circonstance, d’une indication erronée de César, mais à tout le plus, d’une information imprécise ou insuffisante. Si certains indices géographiques donnés par César dans son Bellum Gallicum sont erronés, c’est qu’il s’est fié aux cartes mal dressées qu’il avait sous les yeux, et il n’a pas fait d’observations personnelles qui lui permissent de rectifier les erreurs des géographes de son temps (L.-A Constans, Guerre des Gaules, Hachette,  1929, p. XL). De leur côté, si des copistes ou des commentateurs ont signalé ou corrigé une « erreur », c’est de toute évidence de façon souvent arbitraire voire inconvenante, car ce sont eux qui se trompent, et non César : comme la Sambre se jette dans la Meuse, ils n’ont pas examiné plus avant la question et ont substitué la Sambre à l’Escaut. A moins qu’il s’agisse d’une erreur volontaire, commise dans le seul but de renforcer la thèse de la bataille sur l’Escaut ?

Quant à la traduction de Sabis par Sambre, la dérivation phonétique semble impossible, et l’ancien nom de la Sambre était Samara, puis Samera et Sambra (voir à ce sujet l’étude de M.-A. Arnould publiée en 1941).


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