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Histoire Haspres
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Schéma topographique du site de la bataille

 
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Olivier


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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 13:03 (2009)    Sujet du message: Schéma topographique du site de la bataille Répondre en citant

La question de la topographie du site où nous plaçons le déroulement de la bataille (rive gauche de la Selle, plaine d’Avesnes-le-Sec, entre Noyelles et Haspres) fait paraître un certain nombre de remarques articulées autour d’occurrences précises du texte de César :


 

A.  Situation  du  camp  romain  derrière  la  ligne  de  crête

Le texte originel précise que le site « choisi » par les éclaireurs et centurions est établi sur une colline toute en pente douce qui descendait vers la Sabis (II-18 ). Presque perpendiculairement à la route Amiens-Cambrai-Bavay empruntée par les légions jusqu’au niveau de Villers-en-Cauchies, se présente une ligne de crête qui passe entre les actuelles D.74 et D.81 et élève le terrain à une hauteur atteignant 73 m. Les courbes de niveau s’abaissent ensuite parallèlement et progressivement au nord-est vers la Selle jusqu’à 40 ou 42 m., en épousant le tracé des courbures de la rivière. Nous épinglerons ici quelques-unes des raisons que nous avons de croire que le front avant du camp n’est pas situé exactement sur le sommet de la crête, mais un peu en retrait de cette hauteur, derrière l’actuelle D.74. Le camp est posé un peu en contrebas, abrité par ce léger relief ; les légions sont disposées de l’autre côté de cette crête, en haut de la colline qui descend vers la Sabis :

1°) au  début de la bataille, la cavalerie et l’infanterie sont mises en déroute par les Gaulois qui déboulent tous en même temps de la forêt (II-19, II-24). Les Romains se replient vers leur camp, c’est-à-dire se dirigent vers la porte avant (porte pretoria) par laquelle ils ont l’intention de passer, mais se trouvent face à face avec les Nerviens (II-24). Ceux-ci, en effet, viennent d’envahir le camp en s’y introduisant par cette porte, mais la crête de la colline aura caché aux Romains ce qui se passait dans le camp et à proximité. C’est une fois passé cette crête qu’ils se sont rendu compte de la présence de Gaulois à l’intérieur du camp romain.

2°) les Atrébates se sont avancés assez loin au-devant des légions, ils ont couru longtemps en remontant la pente depuis la rivière vers la crête, ils sont épuisés et à bout de souffle, ils sont rapidement refoulés de la hauteur vers la rivière (II-23). De la même façon, les Viromandues s’approchent de cette ligne de crête, mais les Romains leur avaient fait dévaler la pente et se battaient sur les bords de la rivière (II-23). De la même manière aussi, les Nerviens se portaient vers le sommet du camp (II-23), lieu dont nous allons voir qu’il est situé sur la partie élevée du champ de bataille. C’est encore au sommet de la colline qu’apparaissent les légions d’arrière-garde dans l’ultime phase des combats (II-26).

3°) les valets de l’armée sortent par la porte arrière (porte decumane) et s’avancent jusqu’au sommet de la colline, s’apprêtant à piller le camp gaulois qui vient de tomber aux mains des Romains (II-24). Ils longent donc le camp par son côté gauche dépourvu d’ennemis puisque les Atrébates viennent d’être repoussés (II-23), tandis que le combat est acharné sur le flanc droit. Arrivés sur la crête, ils se retournent et voient les ennemis dans le camp (II-24). Les Nerviens ont envahi le camp en passant par la porte avant, cependant que les valets en sont sortis par l’arrière et sont parvenus au sommet de la crête.

4°) l’attaque massive des Gaulois au moment où ils aperçoivent la tête des convois romains (II-19) pose une difficulté qu’il n’est pas facile de lever. Admettre – avec César – que les Gaulois, suivant le conseil qui leur est donné par les espions belges (II-17), ont l’intention de disperser la première légion qui parviendra sur le terrain et de piller ses bagages, escomptant ainsi que les autres légions abandonneront le combat, admettre ce plan reviendrait à supposer qu’ils décident de lancer toutes leurs forces armées en même temps contre une seule légion (ils s’élancèrent soudain tous ensemble, II-19). Cela signifierait qu’ils ne voient pas arriver sur le site du combat les six premières légions, et qu’ils n’aperçoivent pas non plus les travaux de construction du camp. Dans cette hypothèse, il faut alors croire que la crête en avant du camp romain les empêche d’observer correctement les mouvements des troupes de César.

5°) la porte décumane est parfois située à l’arrière du camp romain, sur une hauteur, cette position permet d’avoir un bon point de vue sur l’ensemble du campement et, au-delà, sur le champ de bataille. Mais il arrive, surtout quand on doit s’adapter au relief du terrain (II-22), que ce soit la porte prétorienne qui occupe la partie haute du camp, comme c’est ici le cas. Ainsi, les Nerviens se portent vers le sommet du camp, ou le point le plus élevé du camp (summum castrorum, II-23), c’est-à-dire la porte avant (pretoria), face à l’ennemi, et alors complètement dégarnie de soldats (II-23) : c’est pourquoi, dès le chapitre suivant, la cavalerie et l’infanterie qui se replient et rejoignent le camp, tombent nez à nez avec les Gaulois (II-24). Plus tard, César constate que les ennemis montaient en face de nous sans relâche (II-25). Plus tard encore, les valets se rendent de la porte décumane jusqu’au sommet de la colline (ac summo jugo collis, II-24, le site est auparavant désigné par l’expression collis ab summo, II-18 ; il ne s’agit donc pas du même lieu que le front antérieur ou postérieur du camp), et voient les ennemis dans le camp : pour le détail de cette interprétation, cf. mon texte in Histoire d’Haspres > Forum > Avesnes-le-Sec et la bataille de la Sabis.

B.  Distance  du  camp  à  la  rivière


La bataille de la Sabis se déroule sur un terrain qui s’étend entre le camp romain et la rivière de la Selle, et met aux prises 100.000 soldats gaulois et 60.000 soldats romains, soit 160.000 combattants. César connaît ces chiffres et en tient compte pour l’établissement de son camp, à une distance raisonnable de 2.500 m. à 3.000 m. de la rivière. Ce chiffre peut paraître assez considérable, mais :

1) les Romains, par prudence, évitent de s’engager dans les bois (les nôtres n’osaient pas les poursuivre au-delà de la limite où finissait le terrain découvert, II-19), ils contraignent les Gaulois à franchir la rivière et à combattre de l’autre côté, devant le camp romain : plus tard, César reconnaîtra sans ambages le courage de l’ennemi d’avoir osé franchir une rivière très large (II-27). Le champ de bataille doit donc avoir une profondeur suffisante pour contenir un volume conforme aux effectifs des armées romaine et gauloise réunies. La profondeur de 3 km est une distance moyenne et ordinaire, fréquente dans les sièges relatés par César : en 58 avant J-C, chez les Helvètes, le camp gaulois de Bibracte est à plus de 4 km du camp romain (3.000 pas, I-22). La même année, le camp des Germains est à 3 km de celui de César (deux milles, I-48 ). Lors de la bataille de l’Aisne, peu avant celle de la Sabis, le camp romain est à un peu moins de deux mille pas (3 km) de celui des Gaulois (II-7). Pendant la troisième année de la conquête, le camp de Sabinus est situé également à 3 km du camp gaulois de Viridovix (deux milles, III-17) ;

2) il faut tenir compte de trois autres paramètres au moins :
– chaque soldat romain a besoin d’un espace suffisant autour de lui pour combattre indépendamment, et manier facilement les armes. Ainsi César, dans la dernière phase du combat, fera desserrer les soldats trop pressés les uns contre les autres, et qui se gênaient mutuellement pour combattre (II-25) ;
– en outre, la configuration physique du site empêche les légions d’adopter les règles de l’usuelle  formation en quinconce : les troupes s’étaient rangées selon la nature du terrain et la pente de la colline (II-21) ;
– de surcroît, les haies nerviennes interdisent la liaison des légions qui sont trop dispersées, trop éloignées les unes des autres (II-22), et contraintes de lutter chacune séparément (II-23).

3) cette distance de 3 km explique qu’au début de la bataille, les Atrébates sont essoufflés de leur longue course depuis la Selle jusqu’aux légions de l’aile gauche qui ne sont pas prêtes et ne doivent donc pas se trouver très loin du camp (II-23). Elle explique aussi le temps nécessaire à la cavalerie et à l’infanterie légère mises en déroute au commencement de la bataille pour rentrer au camp (II-24). La rapidité des soldats gaulois, quatre ou cinq fois évoquée (II-19 ; II-20), ne plaide pas nécessairement en faveur d’une proximité du camp romain par rapport à l’ennemi, mais renforce au contraire le sentiment de surprise qu’éprouve César devant la vitesse avec laquelle l’ennemi franchit une aussi grande distance.

C.  Théâtre  des  opérations  devant  le  camp

Il est entendu que les Romains sont pris de court, qu’ils ne sont pas prêts quand les Gaulois déboulent soudainement sur eux, etc. Mais les armées romaines sont tout de même arrangées selon un schéma habituel : une aile gauche face aux Atrébates, une aile centrale devant les Viromandues, une aile droite opposée aux Nerviens. La bataille ne comporte pas trois phases successives, qui se dérouleraient selon les trois étapes de la progression de César sur le champ de bataille : les Gaulois s’élancèrent soudain, tous ensemble (II-19). Sur les trois fronts, les combats sont livrés concomitamment. César n’a pas le temps de mettre en œuvre tous les préparatifs : arborer l’étendard, faire sonner la trompette, ranger les troupes en bataille, haranguer les soldats,  donner le signal  de l’attaque (II-20). A cause de la rapidité de l’attaque gauloise et de la gêne provoquée par les haies épineuses, il ne peut donner à son armée aucun commandement d’ensemble. Il est réduit à traverser le champ de bataille, de la gauche vers la droite, en décrivant ce qu’il constate de visu sur chacune des trois ailes, au moment où il s’y présente :

1°) au commencement des combats, il se trouve sur le flanc gauche, auprès des 9e et 10e légions, qu’il harangue et auxquelles il donne l’ordre de lancer le javelot, usuelle opération d’entame des hostilités. C’est qu’en effet les Atrébates se sont largement avancés vers les Romains et sont maintenant à portée de javelot (II-21 ; II-23). César voit arriver les Atrébates harassés par la course et tout hors d’haleine (II, 23), il les voit blessés par les javelots, il les voit refoulés vers la rivière, il les voit tomber sous les coups d’épée (seconde étape habituelle dans les combats), il voit les légionnaires traverser la rivière, il voit les Gaulois mis en déroute (II-23). Il ne connaîtra la prise du camp gaulois que plus tard (II-26) ;

2°) puis César continue vers la droite et arrive à hauteur de l’aile centrale : le général romain n’a pas le temps de donner le signal du combat ; pendant qu’il s’occupait de l’aile gauche, les légions du centre ont commencé à se battre, les soldats se dictant  à eux-mêmes la conduite à suivre (II-20). César n’assiste pas aux diverses phases de la lutte contre les Viromandues, il ne voit que le dernier épisode : les Romains ont déjà repoussé les Gaulois jusqu’en bas de la colline et se battent sur les bords de la rivière (II-23). Peut-être que les Viromandues sont également hors d’haleine en fondant sur leurs ennemis, mais César ne le constate pas de ses propres yeux et ne le mentionne donc pas.

3°) César évolue encore vers la droite et rejoint les 12e et 7e légions pour lesquelles le combat contre les Nerviens est déjà engagé depuis longtemps, et qui se trouvent alors en fort mauvaise posture (II-23 ; II-25). Là encore, comme on l’a maintes fois mis en évidence, le général romain ne consigne que les faits dont il est le témoin oculaire direct. Ainsi, il ne voit et n’enregistre absolument rien des débuts du combat du côté nervien (l’avancée des Gaulois et l’encerclement des légions, II-23) ; il est peu probable que de la position qu’il occupe à l’aile droite, il puisse observer la déroute de l’armée romaine dont il énumère les multiples actions de fuite (II-24 ; voir ci-dessous § D). Tout cela s’est passé simultanément (dans le même moment, II-24 ; en même temps II-24), avant qu’il quitte l’aile centrale : il ne parvient au milieu des légions de l’aile droite qu’au moment où elles sont dans le plus grand péril. C’est alors que César reprend sa place de sujet de l’énonciation, au commencement du paragraphe II-25, pour rapporter dans une longue et précise narration, ce qui se propose à sa vue, sur le champ de bataille, c’est-à-dire le résultat de l’attaque des Nerviens qui ont causé de très graves dégâts dans l’armée romaine et s’apprêtent à en produire d’autres (II-25). Cette situation le détermine à intervenir lui-même et à faire exécuter quelques directives (paragraphes suivants, II-25, II-26).

D.  Débandade  de  l’armée  romaine

Le récit de la fuite des soldats romains devant l’avancée inexorable des Nerviens contient un effet de dramatisation relative à l’invasion du camp de César par les Gaulois (II-24) :
- les cavaliers et les soldats d’infanterie se trouvaient face à face avec les Nerviens : les Gaulois sont pour l’instant en approche de la porte prétoria ;
- puis les valets, arrivés au sommet de la colline, se retournent et aperçoivent les ennemis dans le camp : les Gaulois ont accentué leur pression et forcé la porte droite du camp ;
- enfin les cavaliers trévires voient qu’une foule d’ennemis emplissait le camp. Rentrés dans leur pays, ils colportent la nouvelle que l’ennemi s’est emparé du camp. La gradation est parvenue à son terme hyperbolique.

César est-il un observateur direct de ces diverses actions d’abandon ? On peut en douter, si on admet que les soldats en fuite passent obligatoirement le long du flanc gauche du camp romain, le côté opposé (où se trouve alors César) étant le lieu de combats acharnés entre les deux armées. Nulle part il n’est question d’un retour de César sur l’aile gauche. Bien au contraire : après avoir rapporté les mouvements de fuite des Romains (II-24), César développe longuement son intervention auprès des deux légions de l’aile droite (la 12e légion II-25 ; puis la 7e légion II-26). Ensuite, il aperçoit, au sommet de la colline, les deux légions de queue (II-26) qui ont emprunté la même route que les autres légions (l’axe Cambrai-Bavai qui passe au nord-est du camp romain) et se sont rapprochées du camp. Puis il assiste au retournement de la situation provoqué par l’arrivée in extremis des secours. Enfin, il est impressionné par le spectacle de la résistance désespérée des Gaulois (II-27). Jusqu’à la fin des combats, César reste donc sur l’aile droite de son armée, là où le danger est le plus menaçant, là où il est nécessaire d’intervenir d’urgence. Rien d’aussi impérieux ne l’appelle ailleurs sur le champ de bataille. Reprenons les différents mouvements de fuite dans l’ordre où ils sont relatés par César :

1°) repoussés par les Atrébates, les cavaliers et les fantassins se replient selon une ligne nord – sud, en direction de leur camp. Quand ils arrivent au niveau de la crête de la colline dont il a été question plus haut, ils tombent sur les Gaulois qui ont progressé vers le camp, et ils rebroussent chemin en suivant une orientation inverse (ils se mirent à fuir de nouveau dans une autre direction, aliam in partem fugam, II-24). Entre temps, les légions de l’aile gauche ont poursuivi les Gaulois jusque sur l’autre rive de la Selle, les ont défaits et se sont emparées de leur camp ; ainsi la voie est libre pour les fuyards qui peuvent se diriger en toute sûreté vers leurs congénères. Labienus, du haut de la fortification gauloise dont il s’est emparé, avait vu ce qui se passait dans notre camp (II-26, sous-entendu : il observe la fuite des soldats sur cette partie dégagée du champ de bataille, devant le camp romain, et comprend le péril de la situation), il envoie la 10e légion au secours de César. En route, cette légion croise les cavaliers et apprend d’eux tout le détail de la situation : quel danger couraient le camp et les légions et le général (phrase suivante, II-26. Nous constatons ici, une fois de plus, que la temporalité du récit de César coïncide avec le temps des événements et des épisodes de la bataille, parfois même pour des détails inattendus). César, qui se trouve toujours à l’aile droite, s’il peut voir lui-même la fuite des soldats sur un terrain plus ou moins dégagé (II-24), n’aura vraisemblablement reconstitué « l’opération Labienus » que bien plus tard ; il ne la mentionnera d’ailleurs qu’au paragraphe II-26.

2°) les valets, qui se sont avancés jusqu’à la crête de la colline en suivant eux aussi, du sud vers le nord, le côté gauche du camp romain, voient ledit camp envahi et se mirent à fuir précipitamment (praecipites fugae sese mandabat, II-24). Le texte ne dit pas dans quelle(s) direction(s) s’opère la retraite, mais il signale plus loin que la fuite des cavaliers et des valets apprend aux soldats de la 10e légion envoyée par Labienus le danger de la situation chez les Romains (II-26). Les valets se sauvent donc en passant nécessairement sur le côté gauche du camp et en continuant leur course vers la rivière ; ils rencontrent alors sur leur chemin ladite 10e légion qu’ils accompagnent jusqu’au lieu où les Nerviens mettent à mal les légionnaires. Les cavaliers opèrent de la même façon et se joignent aux valets : ces deux catégories de soldats reprennent le combat à l’aile droite, aux côtés des légions en difficulté (II-27). L’action des cavaliers et des valets (fuite et retour) ne sera connue totalement de César qu’au moment de leur jonction avec les légionnaires de l’aile droite.

3°) les convoyeurs de bagages, qui précédent les deux légions d’arrière-garde, furent pris de panique, et se portaient au hasard dans toutes les directions (aliique aliam in partem perterriti ferebantur, II-24), sans doute sur la droite, sur la gauche et derrière ; mais l’une des directions privilégiées est bien le retour en arrière, puisque les conducteurs de bagages vont informer de la situation les soldats des deux légions qui ferment la marche (II-26). César ne voit pas la débandade de ces hommes, il entend seulement leurs cris d’épouvante (clamor fremitusque oriebatur, II-24) : la ligne de crête évoquée plus haut empêche César de voir ce qui se passe derrière cette petite hauteur, d’autant plus que les bagagistes en fuite ne la franchissent pas (les Gaulois marchent vers eux), mais font demi-tour.

4°) cette déroute générale est parfaitement résumée par les Trévires, cavaliers gaulois qui accompagnent les Romains, et qui eux aussi s’enfuient en prenant le chemin de leur pays (domum contenderunt, II-24), c’est-à-dire en poursuivant probablement la route par laquelle ils sont arrivés, l’axe Cambrai-Bavay-Cologne. En rentrant chez eux, ils y annoncent, par amplification et exagération, la nouvelle de la défaite des Romains. En réalité, la situation est retournée grâce à l’intervention de César auprès des deux légions de l’aile droite, et surtout l’arrivée des soldats de Labienus et de ceux de l’arrière garde (II-25 ; II-26).

Texte de Monsieur André Bigotte


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