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Histoire Haspres
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Haspres des origines anthroponymique ?

 
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Adm59198
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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 14:09 (2008)    Sujet du message: Haspres des origines anthroponymique ? Répondre en citant

Voila une thèse originale et intéressante qui relance la réflexion sur le sujet des origines du nom Haspres. Monsieur André Bigotte déjà auteur d'un très bel article sur les origines d'Avesnes le Sec, paru dans la revue "Valentiana" n° 37/38, de décembre 2006, nous fais l'honneur de son analyse sur l'origine du nom Haspres.


"je ne crois pas du tout, en effet, à l'explication du toponyme à partir du latin « asper » (accusatif : « asperum ») qui évoquerait l'aspect rude ou escarpé du pays. D'ailleurs le [H] initial, présent dans toutes les graphies du nom, ne manquerait pas de poser certaines difficultés. Je soutiens encore moins l'interprétation de Jean-Baptiste Bullet (en 1754) qui décompose en deux éléments : « as » = rivière ( ???) et « pre » = coupée ( ???). Cette fantaisie qui ne manque pas d'humour, me fait penser à la manière dont le même Bullet découpait le nom « Auberchicourt » (= domaine d'Aubert ou d'Obert) en « alb » = blanc, « ert » = peuplier ( ???) et « chi » = bois ( ???), et traduisait par : la ferme au bois de peupliers blancs !!! - Je préfèrerais plus volontiers une origine anthroponymique basée sur les noms anciens du village et qui avancerait une étymologie impliquant un nom de personne (Hasperius ? Haspero ? .), premier propriétaire des lieux (installé par les Romains après la conquête de la Gaule ?). J'en veux pour preuves les cinq témoignages suivants :"


"1°) les graphies qui comportent l'ajout VILLA = domaine, propriété : « Hasprensis villa » attesté au 12e siècle (cf. Mannier que vous citez. Peut-être peut-on supposer, grâce à la forme « Haspera » citée également par Mannier, une étape antérieure : « Hasperensis villa » où la voyelle [e], entre les deux consonnes [p] et [r], aurait ensuite disparu, selon les lois ordinaires de la phonétique historique). Cet ajout de VILLA se retrouve dans maints toponymes : « Ursenensis villa » (domaine d'Ursenius) = Orsinval ; « villa Vereti » (domaine de Veretius) = Vred ; « Dulciaca villa » (domaine de Dulcius) = Douchy ; « Samionis villa » = Saméon ; « villa Tiletum » = Tilloy, etc., etc. On peut même faire l'hypothèse que ce mot VILLA, quand il ne figure pas dans le nom du lieu, est souvent sous-entendu pour exprimer le domaine d'un propriétaire (seigneur romain ou celte)."


"2°) les graphies avec l'adjonction du suffixe ENSIS = indication d'un nom de lieu : « Hasprensis villa », mais aussi : « Fano Martensis villa » (domaine où se trouve le temple de Mars) = Famars ; « villa Malbodiensis » (domaine où se trouve l'habitation de Malbodius) = Maubeuge ; « Ursenensis villa » (domaine où se trouve l'habitation d'Ursenius) = Orsinval, etc., etc. Le suffixe ENSIS a été par la suite réduit à ENS (on trouve « Ursenens villa » pour Orsinval), puis a pratiquement disparu (« Ursina vallis » ; « Fano Martis »). De la même façon, pour Haspres, la graphie « Hasprensis » est devenue « Haspra » (cf. Mannier)."


"3° ) L'étymologie à partir du substantif latin ASPERITAS, verbe ASPERO, signifiant : aspérité, rugosité, terrain rocailleux, escarpé, etc., ne me paraît pas recevable, d'abord pour une raison topographique (il n'y a pas assez de relief élevé, à mon avis, pour justifier l'application de cette qualité au nom même du village), et ensuite pour un motif typiquement linguistique sur lequel je voudrais revenir : le latin « asperitas » est accentué sur le [e], ce qui a empêché l'effacement de cette voyelle (d'où le français : aspérité). Or, nous avons bien une graphie HASPERA en 1065 (mentionnée dans le Dictionnaire des noms de lieux, par Dauzat et Rostaing), et vers 1142 (citée par Mannier que vous connaissez), mais toutes les autres formes donnent HASPRA, HASPRENSIS, sans [e] entre les consonnes et [p]. Si on accorde crédit aux deux graphies HASPERA, il paraît logique, selon les règles de la linguistique historique, que le [e] inter-consonantique, donc en position faible, se soit effacé. Ce qui contredit bien l'étymologie « asperitas », où cette voyelle, en position forte, s'est conservée. En revanche, pour les noms de lieux à consonance proche, comme ASPRES dans les Hautes-Alpes, les graphies anciennes qu'on trouve dans Dauzat et Rostaing, donnent ASPÈRE, ASPÉRIS au 12e siècle, sans [h] initial et avec [e] intérieur, ce qui pourrait confirmer, ici, le sens originaire d'aspérité (le relief y est en effet escarpé !). Idem pour ASPÈRES dans le Gard, écrit ASPERA dès le 9e siècle."


"4°) La présence constante du [H] à l'initiale, à l'inverse des toponymes cités à l'instant, prouverait que cette lettre a existé dès l'origine, et qu'elle s'est maintenue comme c'est souvent le cas dans les noms propres et les mots savants (exemple : « Hispania » a donné hispanique, à côté d'espagnol). ASPÉRITÉ n'a jamais comporté cette initiale qui n'existe pas dans le mot latin, et il n'y a aucune raison pour qu'elle ait été ajoutée par la suite."


"5°) Quant au intérieur, qui dès l'origine (HASPRA), ou après l'effacement du [e] dans HASPERA, s'est trouvé devant une consonne, il aurait dû disparaître très tôt (exemple : le latin « testa » a donné teste en ancien français, puis tête), mais là aussi, il s'est gardé dans les mots savants et les noms propres (exemple : le latin « pastorem » a donné le français : pasteur, à côté de « pastor » d'où est issu : pâtre). Même s'il a disparu dans la prononciation, le   est souvent resté dans la graphie (exemples : - les [ê] qui remplacent [es] ; - le latin « aspero » est devenu aspre en ancien français, âpre aujourd'hui ; - le latin « cassanus », chêne, a été à l'origine du Quesnoy ; - « Avesinas » a engendré « Avesnas », puis Avesnes). Je crois que c'est la tendance générale à partir du 16e ou 17e siècle, à effacer systématiquement ces devant consonne (dans l'écriture, mais aussi par contrecoup, dans la prononciation), qui a permis les formes HAPPRE ou HAPRES que vous citez, et qui me font penser à Avesnes-lez-Selle, ou Avesnes-le-Sel ou même Avesnes-le-Seigne : ces graphies fantaisistes issues de mauvaises lectures ou d'interprétations fautives ne sont pas rares au 18e siècle. Des erreurs de ce genre se retrouvent aussi (encore aujourd'hui) dans le parler populaire local."


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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 14:09 (2008)    Sujet du message: Publicité

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