Histoire Haspres Index du Forum

Histoire Haspres
Histoire de la ville d Haspres, son patrimoine, sa mairie aux allures de petit Kremlin, sa prévôté, son clocher et son église, l'ancienne prison ou corps de garde de l'armée russe en 1815, son moulin, ses sociétés locales actuelles et passées.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Histoire d'Haspres - Le FORUM 
 

Bienvenue Invité sur ce Forum dont le thème est l'histoire d'Haspres.
http://pagesperso-orange.fr/genealegrand/html/accueil.htm
 
Les ouvrages sur le sujet

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Histoire Haspres Index du Forum -> Histoire Haspres -> La bataille de la Sabis
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Olivier


Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Dim 17 Fév - 14:42 (2008)    Sujet du message: Les ouvrages sur le sujet Répondre en citant

Je propose de lister sous ce thème les ouvrages qui meritent attention sur le sujet et qui permettront de progresser dans les recherches.

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 17 Fév - 14:42 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
claude Stanus
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Ven 20 Aoû - 18:27 (2010)    Sujet du message: lieu de la bataille de la Sabis Répondre en citant

En tant qu'Hautmontois, amoureux de l'histoire locale, je défends bien évidemment la Sambre comme lieu de cette bataille. En 57 avant JC, quand le grand général romain Jules César est venu attaquer la Belgique avec une nombreuse armée. Les Romains faillirent être vaincus dans une grande bataille qu'ils livrèrent sur les bords de la Sambre, à Boduognat, roi des Nerviens et qui vit ce dernier rester sur le champ de bataille. Pourquoi la Sambre et pourquoi les environs d 'Hautmont ?
En réponse à la question par le précédent intervenant je citerai simplement comme ouvrages :
- Hautmont et son abbaye - Minon fères 1895
- Dissertation sur les Nerviens et leur lutte contre César par Lebeau
- Conquête de la Gaule par César - T Rice Holmes - 1911
- Histoire de la Belgique à usage des écoles primaires de Godfroid Kurth
Citons également La Voix du Nord du 16 janvier 2000 - François Schmitt écrit en relatant la guerre des Gaules dans la région d'Arras : "Justement de violents affrontements viennent d'avoir lieu sur la Sambre, face aux tribus des Atrébates et des Nerviens. Rome est loin d'avoir eu l'avantage. Jules César a même failli périr dans la bataille que les historiens situent près de l'actuel Hautmont"
Autre hypothèse qui étoffe cette version ; le village de Saint-Rémy du Nord (commune proche d'Hautmont) s'appelait autrefois "Saint-Rémy-le-Mal-Battuth"... peut-être en référence à cette bataille ?
Rappelons enfin que la Commission de la topographie des Gaules dont les conclusions ont été adoptées par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres précise ceci : "Frappée des raisons qu'ils ont fait valoir, la commission a placé à Hautmont le lieu de la bataille (Moniteur universel du 25 novembre 1861)
Voila autant d'élément qui pour moi sont suffisants pour que la municipalité hautmontoise rendent un jour un hommage à Boduognat, le vaincu glorieux qui faillit changer le cours de l'histoire ?


Revenir en haut
Olivier


Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Mar 28 Sep - 05:58 (2010)    Sujet du message: Les ouvrages sur le sujet Répondre en citant

Contre l’hypothèse de la Sambre (II) : Saint-Rémy-du-Nord

Réponse apportée par Monsieur André Bigotte :

La thèse de la Sambre s’appuie, entre autres arguments, sur l’ancien nom de Saint-Rémy-du-Nord (près Haumont et Maubeuge) : ce village se dénommait jadis Saint-Rémi le Malbatus, interprété « Saint-Rémy le mal battu » et désigné dès lors comme le lieu de la bataille dans laquelle les Nerviens furent défaits par les légions de César (cf. Z. Piérart, Recherches historiques sur Maubeuge, son canton et les communes limitrophes, 1851, p. 106-114).

La lecture des textes anciens concernant ce toponyme fournit les graphies suivantes (cf. Eugène Mannier, Études étymologiques sur les noms de villes, bourgs et villages du département du Nord, 1861, p. 383 ; Statistique archéologique du département du Nord, vol. II, 1867, p. 776 ; etc.) :
- Saint-Rémi Li Malbatus, 1181, acte de l’évêché de Cambrai, cartulaire de l’abbaye d’Haumont : Sanctus Remigium Limalbatus ;
- Saint-Rémi le Malbatuth, 1188, confirmation par le comte de Flandre et de Hainaut d’un don fait à l’abbaye d’Haumont par le seigneur de Saint-Rémy : in territorio Sancti Remigii le mal batuth (copie du XIIIe siècle publiée par Ch. Duvivier, Recherches sur le Hainaut ancien, 1865) ;
- Saint-Rémi le Maubatut, 1219, acte de l’abbaye de Saint-Aubert de Cambrai, (la consonne /l/ s’est vocalisée en /u/ de la même façon que cheval alterne avec chevaux. Mais le /l/ est restitué quand l’expression est écrite en deux mots) ;
- Saint-Rémi le Mal Batu, 1383, document relatif à la vente d’un bois au seigneur de Guise ;
- Saint-Rémi le Mal Bâti, 1740.
A l’époque de la Révolution française, le toponyme est orthographié Saint-Rémy-de-la-Bâti (1793). Il devient Saint-Rémy-Mal-Bâti sous la plume du préfet Dieudonné dans sa Statistique du Département du Nord, en 1804 (t. III, p. 414).
Une loi de novembre 1911 fixe le nom de Saint-Rémy-du-Nord.

Dans une analyse comme celle-ci, qui consiste à étudier l’origine et le sens premier d’un toponyme, il est impérieux de consulter les documents d’archives et de relever les graphies les plus anciennes, afin de faire abstraction des évolutions et déformations subies par les noms de lieux au cours de l’histoire. Aucun des auteurs cités par M. Claude Stanus ne semble s’être préoccupé de ce principe basique. Ainsi, pour Saint-Rémy-du-Nord, les interprétations en –Mal batu/–Mal battu et –Mal bâti relèvent, pensons-nous, d’une mauvaise compréhension du nom éponyme, qui a fait que Malbatut ou Mal Batut a été rapproché de termes voisins (battu, bâti) qui n’ont rien à voir ni avec un saint, ni avec une commune (c’est aussi l’opinion de Denise Poulet, Noms de lieux du Nord–Pas-de-Calais, 1997, p.126).

Il faut, au contraire, repartir de la graphie la plus anciennement attestée, Saint-Rémi le Malbatut, et considérer que l’ajout Le Malbatut s’applique à la personnalité de saint Rémi et non au village auquel il a donné son nom. En effet, « Malbatut » ou « Mal batut » (avec les finales –t, –th, ou –s) provient du substantif germanique Banstu- qui désignait un mariage avec une seconde femme de rang inférieur. Le préfixe mal (latin malus) ajoute la notion de liaison illégale, peut-être parce que le père et la mère de l’enfant adultérin étaient déjà mariés chacun de leur côté. Dans banstu-, la nasale /n/ est tombée devant la fricative /s/ et a laissé bastu-. Puis le /s/ devant consonne s’est effacé comme dans de très nombreux vocables. L’adjonction du suffixe –art/–ard s’est produite plus tard : bastart est attesté au XIIe siècle, en latin médiéval bastardus, sans connotation nécessairement négative, le bâtard (effacement du /s/ remplacé dans l’orthographe par un accent circonflexe) étant l’enfant né en dehors du mariage de ses parents (cf. « le bâtard d’Orléans » pour Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, ou « Guillaume le Bâtard » pour Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre).

Quatre personnalités ecclésiastiques portent le nom de saint Rémi ou Rémy :
un évêque de Reims au VIe siècle, qui baptisa Clovis ; un archevêque de Lyon au IXe siècle ; un évêque de Strasbourg au VIIIe siècle ; un évêque de Rouen au VIIIe siècle également. Ce dernier (Remigius), évêque de 755 à 771, était le fils illégitime de Charles Martel, maire du palais et souverain du royaume des Francs, et d’une concubine inconnue. Le roi Pépin le Bref, son demi-frère, le fit placer sur le trône de l’évêché de Rouen. Ce serait donc ce Rémi (ou Rémy) de Rouen, bâtard de sang royal, qui aurait donné son nom au village, et non Rémy l’évêque de Reims comme il est dit le plus souvent, la précision toponymique Mal batut permettant le distinguo. Rouen n’est d’ailleurs pas étranger à l’abbaye d’Haumont de laquelle dépendait le village de Saint-Rémy : l’histoire raconte que cette abbaye abrita vers 690 le séjour de saint Ansbert, évêque de Rouen, dont les abbés d’Haumont ne cessèrent de célébrer la mémoire et à qui ils élevèrent une chapelle, lieu constant de pèlerinages. Certains historiens font même mourir Ansbert à Haumont.

Redisons encore que l’appellation Mal batut n’est pas du tout péjorative, elle s’applique simplement à un enfant né en dehors du mariage de ses parents, cette circonstance n’a d’ailleurs pas empêché Rémi de devenir évêque et d’être vénéré. Bien qu’il soit moins cité, dans les dictionnaires et hagiographies, que ses homonymes de Reims ou de Lyon.

Le toponyme Saint-Rémi le Malbatut n’aurait donc rien à voir avec l’expression « mal bâti » évoquant un mauvais plan d’urbanisme, ni avec la formule « mal battu » qui rappellerait le souvenir d’une bataille sanglante ou d’une défaite injuste, qu’elle soit très ancienne ou plus récente. La Sabis n’est pas la Sambre, la bataille narrée par César n’a pas eu lieu dans les parages d’Haumont (voir notre réponse à M. Delcroix, Forum de discussion > La bataille de la Sabis > L’hypothèse de la Sambre relancée). Les explications que nous avançons ici, qui heurtent certaines idées admises, n’ont bien sûr qu’une valeur conjecturale ; nous n’avons pas interrogé les spécialistes de l’histoire locale, ni examiné s’il n’existait pas de document antérieur à 1181 qui permette de confirmer notre hypothèse. Néanmoins, nos observations historiques et linguistiques paraissent plus probantes que les citations de M. Stanus, assertions gratuites et insuffisantes, dénuées du moindre soupçon de preuve et de contrôle.

André Bigotte (27 septembre 2010)


Revenir en haut
Olivier


Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2007
Messages: 143

MessagePosté le: Mer 8 Juin - 06:03 (2011)    Sujet du message: SABIS - BIBLIOGRAPHIE Répondre en citant


  
1°) Pour une bibliographie générale, et en particulier les hypothèses de la Sambre et de l’Escaut, on peut se reporter à l’ouvrage d’André Vanderschelden, Une bataille de César et ses énigmes dans le Nord de la France, 1981, 104 p. La bibliographie pp. 100-103 comporte plus de quatre-vingt références. L’auteur donne la préférence à une localisation de la bataille sur la Sambre.

2°) La plupart des auteurs qui ont privilégié la thèse de la Selle ont situé le lieu de la bataille, - ou sur la voie d’accès Amiens-Bavai, - ou sur la droite de cette voie, aux environs de Solesmes, Haspres, Saulzoir ; Denain a été également suggéré. On peut citer, par ordre chronologique, les documents suivants, favorables à la Selle :

 
Edgar de MARNEFFE, Annales de la Fédération archéologique et historique de Belgique,  t. XIII, 1899, pp. 219-232 ;
 
Henri BOMBART, La bataille de Solesmes, l’an 57 avant J-C (juin 1899), Bulletin de la Commission Historique du Nord, vol. XXII, Lille 1900 ;
 
L.C. CHAMONIN, Recherches sur le champ de bataille où César défit les Nerviens, Paris 1900 ;
 
Camille LÉVY, Mémoires de la Commission historique du Nord,  oct. 1924 ;
 
Charles-Gustave ROLAND, La Terre Wallonne, Charleroi, t. XI, février 1925, pp. 233-249 :
 
André PIGANIOL, La conquête romaine, 1927, t. III. p. 504 ;
 
Charles LAURENT-CANONNE, Histoire de la Franche-ville d’Haspres, 1934 ;
 
André JURÉNIL, Denain et l’Ostrevant avant 1712, 1936, pp. 34-37 ;
 
Maurice-Aurélien ARNOULD, Revue belge de Philologie et d’Histoire, Bruxelles 1938, p. 566 ;
 
Maurice-Aurélien ARNOULD, Revue belge de Philologie et d’Histoire, 1941, vol. XX, fasc. 1-2, pp. 29-106 ;
 
FIÉVEZ, Les Études classiques, vol. XVIII, 1950, pp. 171-181 ;
 
Pierre TURQUIN, Les Études classiques, vol. XXIII, n° 2, 1955, pp. 113-156 ;
 
Jacques HARMAND, L’information historique, vol. XX, n° 4, 1958, p. 165 ;
 
A. GRISART, Les Études classiques, vol. XXVIII, 1960, p. 129 ;
 
Jacques HARMAND, L’armée et le soldat à Rome de 107 à 50 avant notre ère, Picard 1967 ;
 
Raoul VERDIÈRE, Revue belge de Philologie et d’Histoire, t. LIII, 1975-1, pp. 48-58 ;
 
Jules HERBILLON, Revue belge de Philologie et d’Histoire, 1977, vol. LV, pp. 51-55 ;
 
Guy MORELLE, Haspres et son passé, 1982, p. 6 ;
 
Roland DELMAIRE, Les Grandes batailles du Nord, dir. A. Lottin, 1984, pp. 9-21 ;
 
Roland DELMAIRE, Carte archéologique de la Gaule - Le Nord, 1996, p. 66.
 
 
Il faut rappeler que c’est exclusivement sur une analyse précise du texte de César – analyse quasiment absente des commentaires mentionnés ci-dessus – que nous fixons le site du champ de bataille sur le côté gauche de ladite route d’accès des légions, soit aux environs d’Avesnes-le-Sec, Haspres, Fleury, Noyelles (cf. dans ce forum, nos interventions sur La bataille de la Sabis).
 
André Bigotte


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:10 (2017)    Sujet du message: Les ouvrages sur le sujet

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Histoire Haspres Index du Forum -> Histoire Haspres -> La bataille de la Sabis Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com